CEA
CNRS
Univ. Paris-Saclay

Service de Physique de l'Etat Condensé

Faits marquants 2020

11 février 2020

La ‘spintronique’, qui vise à remplacer l’électronique classique par des composants basés sur le spin des électrons, repose sur l’utilisation de matériaux ferromagnétiques depuis ses débuts il y a 30 ans. Très récemment, il a été proposé d’utiliser des structures de spin chirales non colinéaires appelées ‘skyrmions’ (fig. 1) dans les applications mémoires. Ces objets, stabilisés grâce à leur topologie magnétique, représentent peut-être l’avenir du stockage de données en vertu de leur petite taille et leur dynamique. Il est maintenant possible de les générer dans des multicouches magnétiques où une brisure de symétrie spécifique permet l’établissement d’un échange asymétrique appelé interaction de Dzyaloshinskii-Moryia qui favorise un enroulement chiral de l’aimantation. Pour un champ magnétique donné (ou certaines fois en passant un courant dans l’échantillon), des bulles chirales peuvent être créées et bouger sous l’action d’un courant électrique. Leur mouvement est d’ailleurs penché par rapport aux lignes de courant, ce qui peut poser problème pour un guidage efficace dans des pistes sub-microniques.

 

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