La turbulence est habituellement présentée comme l’état universel et ultime d’un écoulement. Cet état turbulent est particulièrement pertinent pour des applications géophysiques, où les échelles sont tellement grandes qu’elles garantissent d’être loin dans la turbulence. Les expériences et les observations passées témoignent de bifurcations dramatiques dans cet état, dont les origines peuvent être endogènes. Je vais explorer les mécanismes derrière ces bifurcations turbulentes, en particulier le lien entre les petites échelles et les grandes. Avec des approches numériques traditionnelles, il serait ardu de tester ces idées à cause de l’important coût de ces simulations finement résolues. C’est pourquoi je m’appuierai sur un récent model simplifié de mécanique des fluides appelé réseaux logarithmiques. Ces derniers seront agrémentés de nouvelles approches pour modéliser avec plus de flexibilité les conditions aux bords désirées. Cet outil aidera à comprendre la boucle de rétroaction où d’une part les petites échelles singulières sont générées à partir des grandes par un phénomène de cascade, et réciproquement, les petites sont responsables pour déclencher des bifurcations turbulentes à grandes échelles.
Types d’événements
Thèses ou HDR
Adrien Lopez
SPHYNX/SPEC
Amphi Claude Bloch, Bât 774, CEA Saclay, Site de L’Orme des merisiers
Le 21 octobre 2026
de 14h00 à 17h00





