21 septembre 2007
Des polymères très accrocheurs : l’'envolée de Pegas
Vincent Mévellec, Sébastien Roussel, Guy Deniau, Serge Palacin logo_tutelle 

Le greffage de polymères sur des surfaces conductrices de l’électricité suscite depuis plusieurs années toute l’attention de l’équipe du Laboratoire de Chimie des Surfaces et des Interfaces dirigé par Serge Palacin. Les nombreux brevets déposés sur l’électrogreffage (eG ©) on contribués à la création de la première start-up issue de DSM, Alchimer, qui valorise depuis maintenant 5 ans ce savoir faire. Un nouveau pas vient récemment d’être franchi dans la course à la fonctionnaliosation des surfaces par l’introduction d’un nouveau procédé : Pegas.

 

(a) et (b) : microscopie électronique à balayage illustrant la fonctionnalisation de surface des nanotubes de carbone.
(c) et (d) : goutte d’eau déposée sur du verre, avant et après fonctionnalisation par un film invisible hydrophobe.

Pegas (Procédé d’Enduction Généralisé Actif de Surfaces) permet de greffer en une seule étape tout type de polymère sur n’importe quelle surface conductrice ou non de l’électricité sans avoir recours à la voie électrochimique utilisée jusqu'à présent. De cette façon, il est possible de fonctionnaliser des matériaux aussi variés que le verre, le diamant, le téflon, des nanotubes de carbones mais également tous les types de métaux (or, acier titane, fer, zinc, cuivre etc…). Les polymères sont greffés de façon covalente sur la surface désirée et présentent des propriétés de résistance chimique et de conformité équivalentes à celles obtenues par électrogreffage (eG ©).

La mise en œuvre de ce procédé s’effectue en phase aqueuse, à l’air et à température ambiante s’inscrivant ainsi dans un objectif de "chimie verte" Grâce à cette découverte, il est dorénavant possible de fonctionnaliser par un greffage stable la surface de tous types de matériaux, isolants comme conducteurs du m2 au nm2.

La valorisation de ce nouveau procédé semble évidente tant les domaines d’applications sont nombreux (électronique, automobiles, corrosion, textile, nanotechnologies, santé etc..). Ces travaux débutés en octobre 2006 ont fait l’objet du dépôt de plusieurs brevets [1] et d’une publication [2]. Un projet de nouvel essaimage est en cours d'évaluation. Le procédé porte aujourd’hui le nom de Graftfast©, marque déposée.


Références :
[1] FR 06 55653, FR 07 54278, FR 07 55356, FR 07 55659, FR 07 56182 déposés entre décembre 2006 et mai 2007.
[2] V. Mévellec, S. Roussel, L. Tessier, M. Mayne-L'Hermite, J. Chancolon, G. Deniau, P. Viel and S. Palacin, acceptée dans Chemistry of Materials 09 2007.

 

Contacts :
Guy Deniau Tel. 01 69 08 21 11,
Serge Palacin Tel. 01 69 08 54 28,

 

Maj : 01/04/2014 (894)

 

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