L’ACV est une méthodologie normalisée permettant de quantifier les impacts environnementaux potentiels d’un produit ou d’un service depuis l’extraction des matières premières jusqu’au traitement et dépôt final des déchets (ISO 14040, ISO 14044, 2006).
Après une introduction aux principes de l’ACV et à ses spécificités, des exemples concrets issus de de cas d’études industriels et projets de recherche illustreront comment l’ACV peut être menée et utilisée. Pour le cas industriel une ACV de la production de nanoparticules de titane en Alsace sera présentée mais également une ACV du démantèlement d’une centrale nucléaire, etc..). L’accent sera également mis sur l’importance de la qualité des données et des résultats attendus.
Pour la partie de recherche plus « académique », l’accent sera mis sur l’approche méthodologique nécessaire à la quantification des impacts ( écotoxicité aquatique et/ou terrestre seront considérées ).
Ce séminaire s’adresse aux chercheurs, doctorants, étudiants qui souhaitent intégrer l’ACV dans leurs travaux, mieux interpréter les résultats d’études d’impact, renforcer leurs démarches de conception plus sûre et plus durable, mais aussi produire des données pour contribuer à ce type d’analyse.
Un temps de questions-réponses permettra d’échanger sur les limites actuelles, les besoins en données et les perspectives pour des évaluations environnementales robustes.
Le portrait de l’invitée:
Gaetana (Tania) Quaranta est maîtresse de conférences à l’Université de Strasbourg et rattachée à l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC). Elle s’intéresse à l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) et à l’évaluation des risques environnementaux. Ses travaux portent notamment sur les nanoparticules et les polluants en milieu aquatique, où elle développe des approches ACV‑risque pour mieux quantifier les impacts environnementaux de ces substances et éclairer les décisions en matière de gestion durable des ressources. Depuis quelques années , elle consacre également sa recherche aux évaluations environnementales des productions d’énergie (que ce soit des CNPE, de la production d’hydrogène ou encore de la chaîne de production du lithium).
Parallèlement à sa production scientifique, elle s’investit pleinement dans la transmission des savoirs en enseignant notamment à l’École et Observatoire des Sciences de la Terre (EOST), formant ainsi les futures générations de scientifiques aux enjeux cruciaux de la transition écologique et de la protection de l’environnement. »




