Chimie sous confinement, réactivité à l’échelle nanométrique

Contexte

Les nanosciences, développées pour répondre aux enjeux du développement des énergies à faible émission de carbone, des technologies de la santé ou pour maîtriser l’interaction rayonnement-matière, sont essentiellement une science des interfaces, là où les molécules ou les nanoparticules échangent de l’énergie et subissent des réactions chimiques. Il est ainsi souvent utile de savoir adapter la structure des composants jusqu’à cette échelle, pertinente pour apporter des modifications significatives au comportement global, et permettant aussi d’exploiter les propriétés spécifiques propres à l’échelle nanométrique.

Stratégie de recherche

L’équipe LIONS du NIMBE étudie les phases cinétiques obtenues par assemblage d’interfaces (séparations de phases de copolymères à blocs ou solutions concentrées de polymères), ainsi que les modes et cinétiques de transferts à travers ces interfaces. Ces études concernent, par exemple, l’étude des cinétiques de transfert eau-huile pertinent pour le traitement des déchets, ou encore celle du contrôle optimal de transfert d’espèces chargées aux interfaces, pour les nouvelles sources d’énergie électrique décarbonées (thermoélectricité, photovoltaïque…

En particulier, la maîtrise de dispositifs et procédés microfluidiques trouve de nombreuses applications pour la synthèse chimique, l’analyse biologique,, la production de médicaments, la thermoélectricité, ou encore la récupération de chaleur…