Science des matériaux et chimie pour l'archéologie et le patrimoine / Material science and chemistry for archaeology and cultural heritage
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Science des matériaux et chimie pour l'archéologie et le patrimoine / Material science and chemistry for archaeology and cultural heritage

Schematic drawing of the microscopic metallographic observation showing the carbon distribution within the metallic matrix in a Gallo-Roman ingot of the Saintes-Maries-de-la-Mer (France). Calibrated age obtained through the radiocarbon dating of the iron of the ingot.

Au delà des études visant à mieux comprendre et prédire l'altération des métaux anciens, l'équipe du LAPA utilise la science des matériaux et les méthodes de la chimie pour comprendre certains aspects des sociétés antiques en lien avec leur niveau technologique.

Ceci, selon trois axes principaux :

  1.  Comprendre la manufacture des objets métalliques et son organisation dans les sociétés anciennes
  2.   Déterminer la provenance des objets métalliques anciens
  3.   Dater les objets archéologiques

In addition to studies aiming to better understand and predict the alteration of ancient metals, the LAPA team uses materials science and chemistry methods to understand aspects of ancient societies linked with their technological levels.

Three main axes are followed:

  1. Understanding of the organization of the manufacture and metallic artifacts in ancient societies
  2. Determining the provenance of ancient metallic artifact
  3. Dating archaeological artifacts
 
#2369 - Màj : 15/04/2016
Faits marquants scientifiques

De par leur principe même, les méthodes de datation au carbone 14 sont normalement réservées pour dater les vestiges de matière vivante qui ont eu des échanges avec l'atmosphère (animaux, végétaux, etc…). Dans les procédés sidérurgiques anciens, la source d'énergie était le charbon de bois, dont le carbone est encore présent en faible quantité au sein des aciers. C'est ce qui permet aujourd'hui une datation au carbone 14 fiable de pièces en alliages ferreux.

Cette méthode élaborée par l'équipe du "Laboratoire Archéomatériaux et Prévision de l'Altération - LAPA" du NIMBE avec le "Laboratoire de Mesure du Carbone 14 - LMC14" du LSCE, et en collaboration avec le Département d'Anthropologie de l'Université de l'Illinois, a permis de dater très précisément des agrafes métalliques issues du temple du Baphuon d'Angkor au Cambodge. Ces données ont permis de revoir la datation du temple (construction initiale et remaniement) et d'identifier le roi bâtisseur (Suryavarman Ier - 1010–1050 CE).

En retour, ce résultat conforte cette méthode d'étude de matériaux métallurgiques anciens, qui au-delà du fer des cathédrales et maintenant des temples d'Angkor, pourra être étendue et contribuer à résoudre de nombreuses autres énigmes archéologiques.

 

 

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