Le projet Labcom LETRIP

Le projet Labcom LETRIP

Le projet ANR LabCom LETRIP (Laboratoire d’Étude des Traitements et Revêtements Innovants pour le Patrimoine) de l’ANR Labcom est un laboratoire commun entre le NIMBE/LAPA (CEA/CNRS, Université Paris Saclay, UMR 3685) et la Société A-CORROS. Lancé en 2015, il bénéficie d’un financement de l’ANR (Agence nationale de la recherche) pour une durée de trois ans. Sa mission porte sur le traitement et la protection du patrimoine culturel métallique. Cette association entre un laboratoire de recherche public et une entreprise privée a pour objectif de faciliter le développement de programmes de recherche communs visant à mettre au point des méthodes applicables à des avancées industrielles innovantes.

Les missions du laboratoire LETRIP s’articulent autour de deux axes principaux. Le premier vise à mettre au point des traitements de déchloration pour les objets métalliques archéologiques. En effet, les espèces chlorées peuvent se révéler réactives lors de la mise au jour des objets. Pour protéger ces objets, il est nécessaire de les débarrasser des couches de corrosion avant qu’ils ne soient menacés par ce phénomène. A-CORROS a mis au point un nouveau procédé basé sur l’immersion dans un milieu alcalin à haute température et haute pression, dans des conditions sous-critiques. L’optimisation des protocoles dépend du métal (objets à base de fer, de cuivre, etc.) et de l’origine archéologique. La nature des transformations physico-chimiques doit être caractérisée grâce à une méthodologie analytique dédiée, reposant sur des analyses multi-échelles développées spécifiquement par le NIMBE/LAPA.

Le deuxième axe concerne la protection des sculptures métalliques du patrimoine culturel exposées sur site, en intérieur ou en extérieur. Des composés organiques sont appliqués à la surface des couches de corrosion déjà formées afin de la rendre hydrophobe. Différents produits du commerce sont actuellement utilisés par les conservateurs en fonction du métal (cire, BTA, carboxylate, etc.), mais les mécanismes de protection, et en particulier l’interaction physico-chimique de ces produits avec les couches de corrosion, ne sont pas connus. L’objectif de ce projet de collaboration est d’étudier les processus chimiques impliqués dans ces mécanismes à l’aide d’une méthodologie multi-échelle sur mesure, et de proposer des composés performants pouvant durer plusieurs années afin de limiter les interventions de conservation.

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