Dans un contexte de développement exponentiel des nanotechnologies, les nanomatériaux sont susceptibles de se disséminer dans l'environnement. Par ailleurs, les végétaux sont des éléments sensibles des écosystèmes car ils constituent un lien étroit entre les trois écosystèmes eau-sol-air, et se situent à la base de la chaine alimentaire.

Il est donc essentiel d’évaluer l’impact des nanoparticules (NPs) sur les végétaux. Que deviennent les NPs déversées dans l’environnement ? Existe-t-il une capture et un transfert par les plantes ? Et si oui, pourrait-on retrouver des traces de NPs dans notre alimentation, par exemple dans notre pain ? Pour tenter de répondre à ces questions, des chercheurs ont allié leurs compétences afin de localiser les nanoparticules de TiO2 dans les végétaux et plus particulièrement dans des plantules de blé. Il a notamment été possible de doser précisément le titane présent dans les racines de blé à l'aide de la microsonde nucléaire du NIMBE*.

Quelle quantité d’hydrogène recèle le noyau des planètes telluriques (telles que la Terre ou Mars) ? Pour tenter de répondre à cette difficile question, une collaboration impliquant l'équipe LEEL de l'UMR NIMBE a simulé en laboratoire la ségrégation d’un alliage riche en fer dans un environnement silicaté, en recréant des conditions de pression et température analogues à celles de la formation du noyau terrestre. Les cartographies de dosage des différents éléments effectuées à l'aide de la microsonde nucléaire du NIMBE montrent, que seule une infime quantité d’hydrogène a dû incorporer le noyau des planètes telluriques, favorisant la formation précoce d’un manteau et d’une atmosphère riches en eau.  

 

Pour enrichir les graines en éléments nutritifs et donc minimiser les carences nutritionnelles en Zinc dans le monde, des scientifiques travaillent sur des solutions dites de biofortification. Dans un article paru dans Nature Plants, deux communautés de chercheurs ont allié leurs compétences en biologie moléculaire et en spectroscopie pour identifier les gènes impliqués dans le transfert du zinc de la plante-mère aux graines consommables. Une première étape indispensable vers la biofortification.

J. Deschampsab, F. Audonnetac, N. Brodie-Linderad, M. Schoeffela et C. Alba-Simionescoac

Quelle est la plus basse température à laquelle l'eau peut rester liquide ?

La surfusion de l'eau est un phénomène bien connu et des records de température ont été atteint (~ 235 K = -40 °c) par cette voie. Un autre moyen pour maintenir de l'eau liquide à des températures négatives consiste à confiner le liquide dans une structure nanométrique de matériaux poreux. A cette échelle, du fait du volume limité, les effets de surface-interface deviennent importants et une température record de 206 K (pour un diamètre de pore de 2.3 nm) a pu être atteinte !

 

P. Allard, Groupe des Sciences de la Terre, Laboratoire Pierre Sue, CNRS-CEA/DRECAM
M. Burton, F. Muré, A. La Spina, Instituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, Catania, Italy

L'actualité nous rappelle régulièrement toute la beauté mais aussi les dangers potentiels des éruptions volcaniques. Si l'on peut apprécier le spectacle de ces phénomènes naturels parfois violents, on cherche aussi à mieux les prévoir pour protéger les populations avoisinantes et aussi à mieux comprendre leur influence sur l'évolution du climat.

Les éruptions du Stromboli (Italie) se manifestent par des explosions périodiques (~15 mn) qui projettent des fragments de lave fondue à quelques centaines de mètres au-dessus du cratère. Ce type d'explosions, ainsi qualifiées de stromboliennes, sont caractéristiques d'éruptions de nombreux autres volcans dans le monde, dont l’Etna encore récemment. Ce type d’explosions a pour origine la formation de larges poches de gaz par coalescence de petites bulles en profondeur dans le magma, qui remontent rapidement au travers des conduits volcaniques et provoquent une détente explosive à leur arrivée dans l'atmosphère. Jusqu'à présent, la profondeur de formation de ces poches était indirectement estimée à partir de l'analyse de signaux sismiques et acoustiques. La présente étude de chercheurs du Laboratoire Pierre Sue (CNRS-CEA, Saclay) et de l’Institut National de Géophysique et Volcanologie d’Italie (INGV, Catane), publiée en juillet 2007 dans Science [1], a permis de déterminer pour la première fois la profondeur d’origine des explosions du Stromboli.

 

 

Retour en haut