Faits marquants scientifiques 2018

31 juillet 2018

De multiples recherches sont aujourd'hui orientées vers le développement de nouveaux colorants comme milieu actif de cellules solaires. Une famille de molécules, dites "push-pull", se révèle particulièrement intéressante car ces molécules associent un groupement donneur et un groupement accepteur d'électron. Le transfert de charge (CT) prononcé dans l'état photo-excité est un critère favorable à l'injection de charge dans la cellule photovoltaïque.

En solution, deux phénomènes opposés peuvent fortement influencer ce processus moléculaire : alors qu'un milieu polaire favorise la séparation de charge, la solvatation réduit l’énergie en excès de l’état excité et facilite son retour à l’état fondamental. La présente étude de la dynamique de l'état excité d'un colorant de type "push-pull" par fluorescence résolue en temps à l'échelle sub-picoseconde, permet de mieux maitriser ces comportements [1], et ouvre la voie à plusieurs pistes pour la conception de colorants actifs en cellule photovoltaïque aux propriétés améliorés.

27 mars 2018

Fort de l'expérience développées ces dernières années en simulation de la tranmission d'impulsions lumineuses ultra-courtes à travers des systèmes optiques simples ou relativement complexes, l'équipe PHI du Lidyl propose une méthode pour modifier à volonté et de façon conséquente la vitesse de propagation du maximum d'intensité d'une impulsion lumineuse, cette vitesse pouvant même devenir négative !

Le dispositif proposé est simple et consiste à jouer sur le large domaine spectral que présente une impulsion courte (femtoseconde : 10-15 s) et le chromatisme du dispositif. Les avancées dans ce domaine sont rapides puisqu'une équipe américaine a déjà réussi à mettre expérimentalement en évidence le phénomène. Cette nouvelle possibilité de façonner les impulsions lumineuses a de multiples applications potentielles : accélération de particules, physique des plasmas, expériences résolues en temps à l'échelle sub femtoseconde...

18 janvier 2018

Les télomères*, régions de l’ADN situées sur les extrémités des chromosomes, jouent un rôle important dans la division cellulaire, la cancérogénèse et le vieillissement. Leur fonction biologique peut être perturbée par des dommages oxydatifs, que l' on pensait uniquement provoqués par l’interaction de l’ADN avec d’autres molécules (issues du métabolisme ou reliées à la pollution et la prise des médicaments) agissant comme oxydants.

Dans le cadre du projet ANR OPHID coordonnée par le LIDYL, et d’une Chaire d’Alembert (IDEX – Univ. Paris-Saclay) attribuée à R. Improta (accueilli au LIDYL), il est montré que la lumière ultraviolette de basse énergie, absorbée directement par de l’ADN télomérique, génère des radicaux conduisant à des dommages oxydatifs [1].


*Télomère : région hautement répétitive, donc a priori non codante, d'ADN présente à l'extrémité des chromosomes.



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