Altération des objets ferreux archéologiques du site de Glinet (Seine-Maritime, France, XVIe siècle)
E. Vega, P. Dillmann, P. Fluzin logo_tutelle logo_tutelle 

Caractérisation microstructurale dans les produits de corrosion d'un objet archéologique de Glinet. Spectre de micro spectrométrie Raman

Ce travail de recherche concerne à la fois, le domaine de la conservation/restauration des matériaux du patrimoine, et la prévision de l’altération des matériaux dans l’industrie contemporaine. Il porte sur le vieillissement à très long terme d’objets ferreux en milieux aqueux dans les sols argileux. Une étude typologique des faciès de corrosion, menée sur un corpus constitué à partir du matériel issu du site archéologique de Glinet datant du 16ème siècle AD, a montré qu’il s’agit majoritairement de goethite ainsi que de sidérite, et dans une moindre mesure de magnétite et/ou de maghémite. Les phénomènes de transport dans ces couches ont été abordés par la caractérisation du système poreux et des paramètres qui le décrivent, ainsi que par des essais d’immersion dans des solutions aqueuses contenant des marqueurs chimiques ou isotopiques. Les résultats montrent une localisation de la réduction de l’oxygène au niveau de l’interface métal/oxyde. La comparaison de vitesses de corrosion obtenues par plusieurs approches suggère que la cinétique des réactions est contrôlée, au stade actuel de la corrosion, par la migration de l’oxygène dans les pores. De plus, des mécanismes de formation des couches de corrosion ont été proposés en tenant compte des propriétés du transport à l’intérieur de ces couches, et en s’appuyant sur les données thermodynamiques issues des analyses des sols menées in situ. En particulier, l’altération des couches de sidérite pourrait s’expliquer par le rôle déterminant des fissures. Aux mécanismes engendrés par ces fissures semblent se substituer les mécanismes qui conduisent à des faciès de corrosion plus « classiques » ne contenant plus de sidérite.

 

Maj : 21/05/2014 (383)

 

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