De l’eau potable grâce aux nanotubes de carbone
Contact : Pascal Boulanger logo_tutelle 

Membrane de filtration flexible à base de tapis de nanotubes alignés dans une matrice époxyde (M. Mayne, M. Pinault et P. Boulanger, CEA/DSM/Iramis/SPAM/EDNA).

Les nanotubes de carbone sont de petits tubes creux qui ont individuellement la propriété de transporter les fluides avec des vitesses d’écoulement jusqu’à 1000 fois supérieures aux pores des membranes actuelles. En utilisant leur procédé de croissance de tapis de nanotubes alignés1, des chercheurs de l’IRAMIS travaillent à la réalisation de membranes de filtration dans lesquelles une très grande quantité (109 à 1011 par centimètres carrés) de nanotubes de carbone parallèles serviraient de nanopores. De plus, en jouant sur le diamètre des nanotubes, il est possible de trier les molécules qui vont passer par leur cœur central, en fonction de leur taille. Les performances de filtration de cette membrane permettraient de baisser le coût de production d’un litre d’eau potable à partir d’eau de mer d’un facteur 2.

Dans un monde où l’eau va devenir de plus en plus rare et chère, cette technologie pourrait la rendre plus accessible aux populations en manque d’eau potable. Ailleurs, ces membranes pourraient permettre de réduire les traitements chimiques de traitement de l’eau. De plus ces membranes pourraient permettre de retirer des polluants particulièrement difficiles à traiter dans les eaux usées comme les résidus d’hormones et de médicaments rejetés dans les toilettes ou les nanoparticules dans les effluents industriels.

1 Voir aussi la page : Identification du mode de croissance de multi-couches de nanotubes de carbone alignés.

 

Maj : 12/01/2012 (1681)

 

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