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Univ. Paris-Saclay
Relaxation femtoseconde des métalloporphyrines
Niloufar SHAFIZADEH, Benoît SOEP , Lionel POISSON
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Relaxation femtoseconde des métalloporphyrines

Ruthénium Tétraphenyle Porphyrine Carbonyl (Ru TPP CO)

Dans le milieu vivant, les mécanismes, comme la respiration, producteurs d’énergie via le transport de petites molécules (O2, CO, NO ...) impliquent des métalloporphyrines (molécules formées par la combinaison d'un métal et d'une porphyrine, molécules à structures cycliques impliquées dans le transport de l’oxygène).

Ce transport a lieu par fixation réversible de ces molécules sur le métal du site actif d’une hémoprotéine : l’hème, c'est-à-dire sur la protoporphyrine IX du fer. Cela fait intervenir des processus de ligandation et déligandation complexes résultant d’un équilibre subtil entre l’attraction métal–ligand, et l’attraction et la répulsion du ligand avec l’environnement de l’hème. La contribution relative de ces interactions est mal connue, d’où de nombreuses mesures sur l’énergétique des liaisons métal/ligand. Nombre d’entre elles sont issues de mesures de constantes d’équilibre en phase liquide qui ne permettent pas une comparaison directe avec des calculs théoriques. Cette limitation empêche la compréhension véritable du processus ligandation-déligandation.

Les mesures en phase gazeuse sont très appropriées à l’étude du processus primaire de ligandation/déligandation. Cela a motivé une collaboration, via les appels d’offre nationaux évoqués plus haut, puis largement poursuivie. La dynamique des états excités de ces systèmes a été étudiée sur un modèle : la tétraphényl porphyrine du ruthénium II liée à CO, excitée dans la bande de Soret à 400 nm par un laser femtoseconde. Cela a permis d’explorer la dynamique d’expulsion du ligand, via un état à transfert de charge porphyrine→métal auquel le système accède en 70 fs.

Pour en savoir plus...

 
#1150 - Màj : 01/02/2012

 

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